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Le lac de Buyo

La retenue d'eau de Buyo a une capacité de 8,4 milliards de m3 à la côte 200 dont 7 milliards de m3 utiles (la côte minimale d'exploitation étant fixée à 186,5 m).

Le lac de Buyo présente un hydrogramme caractérisé par une période des hautes eaux (surfaces maximales inondées de 74.200 ha) debut Octobre à mi-Novembre et une période de basses eaux (surfaces minimales inondées de 31.350 ha en Juin).

Les surfaces maximales annuelles évoluent entre 64.000 ha (1983) à 92.000 ha (1985) avec une surface maximale moyenne de 81.000 ha. Les surfaces minimales évoluent entre 11.000 (1984) à 42.000 ha (1985) avec une surface minimale moyenne de 25.000 ha. Les surfaces moyennes annuelles évoluent entre 39.000 ha (1983) et 68.000 ha (1985). La surface de battement maximale interan-nuelle est évaluée à 68.000 ha pour un dénivellement de 13,5 m.

Chaque année, le lac de Buyo se remplit totalement en Décembre et se vide progressivement jusqu’en Juin de l’année suivante. Il présente les caractéristiques suivantes :

– hautes eaux du debut Octobre à mi-Novembre avec une superficie maximale noyée de 900 km2 à la côte 200 ;
– basses eaux : de Décembre à Mai avec une surface minimale de 230 km2 à la côte 186,5 ;
– remplissage du lac en six mois : de Juin à Novembre de chaque année.

En réalité, l’étude de la courbe d’exploitation de la retenue, pour un débit régularisé de 375 m3/s montre que le niveau du lac, en période des basses eaux se situe aux environs de la côte 192. Le niveau atteint par les basses eaux dépend des apports du Sassandra et du N’Zo, donc de la pluviométrie.La variation du niveau se matérialise par la mise en évidence d’une zone de marnage dont la surface varie en fonction des régimes hydrologiques du Sassandra et du N’Zo et des régimes pluviométriques.

La surface moyenne inondée périodique est de l’ordre de 50.000 ha et la zone de marnage de l’ordre de 42.850 ha. En période des hautes eaux, le remplissage du lac et la crue du Sassandra et du N’Zo inondent d’importantes surfaces offrant ainsi à certaines espèces de pois-sons, qui se reproduisent en zone d’inondation et non loin de la grève, des possi-bilités d’effectuer leur frai. Ces zones d’inondation offrent de nouvelles possibilités de pêche mais constituent par la même occasion des surfaces de terres perdues pour l’agriculture. En période de basses eaux, le retrait des eaux diminue considérablement la surface du lac qui se réduit pratiquement au seul lit du fleuve. Cela amène les poissons à se refugier dans les repaires difficilement accessibles.

Par ailleurs, l’exondation d’une grande quantité de débris rend la pêche difficile à cause d’une part de l’inaccessibilité des rives et d’autre part parce qu’elle empêche les filets de mouiller correctement. Cela constitue aussi une perte d’une quantité appréciable de plancton qui se plaque au sol au moment du retrait des eaux.

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