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Symbolisme de la fête de l’Igname en pays Koulango

La célébration de l'Igname dans la communauté Koulango, peuple de la région du Bounkani (Nord-Est), est une pratique socio-culturelle datant du 15e siècle, marquant la fin d'une année et le début d'un nouvel an.

Selon les gardiens de la tradition Koulango, c’est un chasseur du nom de Kpame qui, au cours d’une longue randonnée en pleine brousse, aurait découvert ce tubercule. Attiré par son aspect, le chasseur s’approcha et vit que cela pouvait l’aider à reprendre ses forces avant de poursuivre sa chasse.

Ainsi, après l’avoir mis sur des braises et en déguster quelques tranches, il réalisa que cela fut bon et sans danger. Il présenta alors ce délice de la terre à sa communauté qui, après des saisons a décidé de le cultiver. Les récoltes furent abondantes, sauvant de nombreuses familles de la faim. L’igname venait ainsi de faire son entrée dans les mœurs koulango. Et depuis lors, ce peuple le célèbrent une fois l’an. Le plus illustre de tubercule demeure le « powounon » encore appelé « kponan »

Symbole d’un départ nouveau, d’une année nouvelle, la fête de l’igname ou Dingbô diguê en langue koulango, est une cérémonie à la fois rituelle et festive. Son aspect rituel consiste à solliciter l’autorisation préalable des ancêtres avant toute manifestation. A cet effet, un collectif d’initiés et de féticheurs rompus se retirent dans la case sacrée où sont logés les vestiges des mânes. Consultation et adoration s’y déroulent au prix de sacrifices de poulet ou de mouton accompagnés de la purée d’igname. Si la réponse des mânes est positive alors les festivités peuvent démarrer.

La fête de l’igname est l’une des fêtes qui rassemblent avec autant de ferveur les Koulango. Tout le monde s’éclate dans la convivialité. Elle est aussi une période propice pour recevoir les bénédictions du roi. Celui-ci formule des vœux et des prières en faveur de sa communauté pour un nouvel an bénéfique à tous.

Source: AIP

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