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Le rôle de la femme Sénoufo

La femme Sénoufo tient une place très importante dans la société Sénoufo. Son rôle premier est de donner la vie et de la préserver

La femme n’est pas d’abord épouse, elle est avant tout mère. Son honneur est la fécondité. Le Sénoufo, sans doute, exigera pour sa femme : qu’elle ait un bon caractère, qu’elle soit accueillante avec les étrangers, bonne cuisinière, courageuse, discrète. Mais la fécondité reste la qualité première, au point qu’en cas de stérilité, le mariage risque souvent de casser.

Pour une femme sénoufo, la vraie beauté sera d’avoir de nombreux enfants. D’ailleurs quand une femme dit que Dieu « l’a dépourvue de beauté », elle veut montrer que Dieu ne lui a pas accordé d’enfants :

Je voulais la beauté (=avoir des enfants)
Et Dieu a refusé.
Je voulais des enfants
Et Dieu a refusé

D’où cette prière d’un texte sacrificiel :

Faites entrer des femmes dans le village
Et donnez-leur d’avoir des enfants
Que ce soient de grosses naissances
Donnez des graines de karité mûres
Ne leur donnez pas des avortons

La femme Sénoufo est la gardienne de la tradition

La femme Sénoufo est la mémoire et le grenier qui garde amoureusement les plus beaux textes de la Tradition Orale que sont les chants de culture.
Elle chante et rythme sa souffrance en écrasant le petit mil sur la grosse meule.
Elle crie sa peine, déverse ses sentiments et l’amour des siens dans les chants de deuil.
La femme Sénoufo est habile de ses mains et très courageuse
Il fait encore nuit qu’elle est déjà levée. Elle va puiser de l’eau et vient remplir le canari qui se trouve dans la case.
Elle balaye la cour, chauffe l’eau pour que son mari et ses enfants puissent se laver, prépare la bouillie de mil ou de riz .
En saison des pluies elle prépare le repas pour les cultivateurs et l’amène aux champs.
Elle remue la terre avec la grosse « daba », sème et désherbe.
Au coucher du soleil elle rentre à pied à la maison, sur la tête un fagot de bois.
Elle chauffe l’eau. Prépare le repas du soir et tard dans la nuit éteint sa lampe et va se coucher.

La femme africaine, comme dit le Père Michel Bonnemaison, directeur du musée africain de Lyon, n’est pas donc pas cette espèce d’esclave que certains auteurs se sont plu à décrire. Et si, par certains de ses aspects, la condition féminine semble peu enviable, il faut y voir davantage le résultat d’une déviance que d’une volonté délibérée de maintenir la femme dans un état de servitude.

Les travaux de la femme sénoufo durant la saison sèche

– La préparation du beurre de Karité: voir galerie photo
– La fabrication de savon
– La préparation du Soumbala
– La poterie: voir galerie photo
– La teinture de pagnes
– La vannerie
– Le confection des palissades
– La recherche de bois de chauffage
– La filature du coton
– La cueillette des fruits et des feuilles de Baobab
– Le marché
– La coiffure des autres femmes

senoufo.com

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